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Auteur/autrice : webm@ster

Banques : Face aux incivilités, quelles solutions pour les salariés ?

Quand le quotidien tourne au cauchemar

« Je ne peux rien faire, vous devez aller sur internet… » Une phrase qui déclenche souvent colère et frustration. Les agents d’accueil dans les banques vivent régulièrement ce type de situations absurdes. Insultes, menaces, agressions verbales, voire physiques, ces violences font partie de leur quotidien. En 2023, France Travail recensait déjà une hausse de 15 % des signalements d’incivilités par rapport à l’année précédente.

Les raisons d’une montée en tension

Des outils numériques qui isolent

Sarah Chalandon-Goldman, psychologue du travail, pointe la numérisation croissante : « On demande au client d’être autonome jusqu’à saturation. Quand il peut enfin parler à un humain, l’agressivité explose. »

Des inégalités sociales croissantes

Selon Véronique Le Goaziou, sociologue spécialiste de la violence sociale, l’élargissement de la précarité depuis les années 1980 a profondément modifié les interactions sociales. Les employés de banques se retrouvent face à des publics fragilisés qu’ils ne sont pas toujours formés à gérer.

Des salariés souvent laissés sans réponse

Michaël Gilbert, psychologue du travail, souligne que « l’absence de protocoles clairs génère plus de violences ». L’incapacité des salariés à répondre efficacement aux demandes légitimes des clients renforce un sentiment d’impuissance, créant ainsi un terreau fertile pour l’agressivité.

Solutions : prévention, formation et soutien

Former à la gestion des conflits

L’une des réponses privilégiées est la formation des salariés aux situations critiques. « Savoir anticiper permet de développer la confiance en soi », explique Michaël Gilbert. Ces formations utilisent notamment l’analyse de situations réelles captées par vidéo pour mieux préparer les équipes.

Renforcer la solidarité au sein des équipes

Pour la sociologue Livia Velpry, spécialiste de la santé mentale, il est essentiel de considérer les violences comme un problème collectif. « Quand un incident se produit, il faut pouvoir l’appréhender ensemble et chercher des solutions communes. »

Vers une meilleure protection grâce à l’accord de 2024

Le secteur bancaire a récemment réagi en actualisant, fin 2024, son accord national de prévention des incivilités. Désormais, les agressions numériques et les violences sexistes et sexuelles sont prises en compte, avec une accentuation sur la prévention et la protection psychologique des salariés, au-delà de la seule réparation après incidents.

Encore un chemin à parcourir

Toutefois, comme le souligne Béatrice Lepagnol de la FBA CFDT, la question centrale du calibrage adéquat des effectifs et de la charge de travail reste encore à traiter pleinement.
Face à l’urgence des incivilités croissantes, la solution passera par une prise de conscience collective, des moyens concrets, et surtout une solidarité renouvelée au sein des équipes professionnelles.

Cet article s’appuie sur le Dossier « Violences au travail : une société à cran » publié par CDFT Magazine.

2024 : une année de mobilisation, d’acquis et d’engagements pour les salarié(e)s CEIDF

2024 touche à sa fin et quelle année intense ça a été ! La CFDT CEIDF est fière d’avoir été à vos côtés tout au long de cette période, pour vous représenter, vous défendre et améliorer votre quotidien professionnel.

Un bilan concret pour vos intérêts

En 2024, nous avons obtenu des avancées importantes pour vous :

Négociations salariales : Des augmentations significatives pour répondre à l’inflation et à votre engagement quotidien.

Amélioration des conditions de travail : Une meilleure prise en compte de l’équilibre vie pro/vie perso.

Dialogue social renforcé : Plus d’écoute et d’actions concrètes pour vos besoins.

Soutien individuel et collectif : Nous avons été à vos côtés pour résoudre vos difficultés, petits ou grands défis.

Les chiffres clés de 2024

6 accords majeurs signés pour améliorer vos conditions de travail et rémunération.

21 visites d’agences en 6 mois, dont 55 entretiens individuels pour vous écouter et solutionner vos situations.

32 séances d’appels pour échanger avec vous à la suite de nos visites de terrain.

35 dossiers résolus sur 44 en cours.

5 accompagnements à des entretiens RH

156 nouveaux entrants contactés 

Et de l’information utile pour tous : tracts, publications Linkedin, site web 

Un engagement de tous les instants

Que ce soit dans les échanges avec la Direction, sur le terrain, ou dans les commissions, la CFDT CEIDF est restée votre interlocuteur privilégié. Nous avons tenu à :

Préserver vos acquis

Vous accompagner dans les transformations

Anticiper les enjeux futurs

2025, Prêts à aller plus loin !

L’équipe CFDT CEIDF reste mobilisée pour vous et avec vous. Vos attentes, vos besoins et vos droits resteront notre priorité.

Place à la fête et au repos mérité ! En cette fin d’année, nous tenons à vous dire un immense MERCI pour votre travail, votre confiance et nos échanges constructifs tout au long de l’année.

La CFDT CEIDF vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année, pleines de joie et de convivialité.

Télétravail Réseau : Le « NON » catégorique de la Direction

Un refus dogmatique qui en dit long


Le refus obstiné de la Direction de la CEIDF face au télétravail réseau envoie un message négatif injuste aux salariés du réseau commercial qui n’ont pas démérité, pourtant déjà surchargés et éprouvés depuis la crise du COVID. Cette posture laisse entendre que leurs efforts et sacrifices n’ont que peu d’importance.

Un réseau à bout de souffle

Depuis des années, les salarié(e)s du réseau font face à un cocktail explosif :

La conciliation entre vie professionnelle et vie privée se détériore à grande vitesse, sans que la Direction ne semble prête à réagir. Mais que fait la QVCT ?

Le grand paradoxe de la sécurité

L’argument phare de la Direction ? La sécurité des salarié(e)s, qui risqueraient des agressions à domicile. La Direction n’est-elle donc pas en capacité d’assurer la sécurité de ses salarié(e)s ? D’autres Entreprises savent le faire ! A ce jour, aucun incident de ce type n’a été signalé.

C’est bien en agences que les agressions et incivilités continuent d’augmenter, et cela semble déranger bien moins la Direction. Un deux poids, deux mesures qui frôlent l’absurdité !

Des pilotes à rallonge pour finir en eau de boudin

Après un premier pilote débuté en 2023, « sans pilotage », la Direction en propose un second en 2024, élargi aux branches du Groupe BPCE. Pourtant, malgré des activités télétravaillables identifiées, l’avancée du projet est désespérément lente et fastidieuse.

Le coup de théâtre survient lors du CSE de novembre 2024 : la Direction annonce brutalement la fin du télétravail réseau.

Des arguments techniques… 

soudainement caducs ?

La Direction avançait l’incompatibilité des systèmes informatiques comme frein majeur. Or, la migration future des BP vers le système « MYSIS » des Caisses d’Épargne aurait dû faciliter le télétravail réseau. Mais là encore, c’est non. Une décision pour le moins incompréhensive …

Quand ça arrange, 

la comparaison est facile !


La Direction n’hésite pas à comparer la CEIDF aux autres entités du groupe mais également aux autres Banques de la place pour justifier certaines exigences. Mais lorsqu’il s’agit de télétravail, les mêmes Banques et Caisses d’Épargne qui ont déjà signé des accords majoritaires sont ignorées. Deux poids, deux mesures encore une fois.

Accord de télétravail : 

Une négociation sabotée ?

Début 2024, un accord pour le télétravail des fonctions supports avait été signé, mais la CFDT a vu les 2 jours de télétravail réseau disparaître, victimes de manœuvres syndicales internes. Un gâchis pour les salariés, une absurdité pour la CFDT.

Des explications… 

ou plutôt des silences gênants

Les salarié(e)s attendent des réponses claires de leur Direction :

Pourquoi ne pas traiter la surcharge de travail avant de refuser des solutions viables ?

Comment compte-t-elle gérer un absentéisme record qui touche aussi les managers ?

Que fait-elle pour fidéliser des jeunes entrants qui démissionnent massivement ?

Que fait-elle pour retenir ses salarié(e)s fidèles à l’entreprise ?

Une Direction sourde et solitaire

La CFDT rappelle que dans «Partenaires Sociaux», il y «Partenaires». Or, le Dialogue Social est devenu unilatéral !

Une question demeure :

jusqu’où la Direction est-elle prête à ignorer les réalités du terrain ?

La balle est dans le camp de la Direction

En refusant le télétravail réseau, la Direction joue un jeu dangereux ignorant les salarié(e)s à bout, aggravant leur mal-être déjà profond.

Les salarié(e)s devront continuer à porter seuls le poids des dysfonctionnements de l’organisation du travail qui relève de la responsabilité de la Direction de l’Entreprise.

Il n’est jamais trop tard pour changer d’avis !

L’intelligence artificielle : progrès ou régression ?

Depuis quelques années, l’intelligence artificielle (IA) s’immisce dans nos vies professionnelles, redéfinissant les contours du travail, de l’emploi et de l’environnement. Mais à quel prix ?

En tant que salarié(e)s, devons-nous céder nos savoir-faire et nos expériences à des machines ? L’IA promet des gains de productivité, mais elle menace aussi de transformer nos métiers en tâches répétitives déshumanisées, voire d’en faire disparaître certains. Voulons-nous réellement une taylorisation des « cols blancs » ?

Au-delà des impacts sur l’emploi, l’IA pose une question majeure : celle de son coût environnemental. Les processus massifs de traitement des données exigent une consommation énergétique colossale, un poids lourd pour une planète déjà sous pression.

Nous devons collectivement interroger le sens et les implications de cette révolution technologique. Comment garantir que l’IA reste un outil au service des salarié(e)s et non l’inverse ? Quelles régulations instaurer pour protéger nos emplois et l’environnement ?

La CFDT appelle à un dialogue social renforcé autour de l’IA : pour que chaque innovation s’accompagne d’une réflexion sur les droits des salariés, leurs conditions de travail et la préservation de notre planète. Ensemble, débattons et agissons pour un avenir où l’humain reste au cœur du travail.

LE BILLET D’HUMEUR DE
CHRISTINE LHOMME

Surcharge mentale : quand la tête pèse plus que les bras

Une fatigue « invisible » mais bien réelle

« On ne transpire pas derrière un écran, mais la charge est là, et elle épuise », constate un cadre interrogé dans l’article. Cette remarque illustre une réalité trop souvent négligée : la surcharge mentale des cadres n’a pas les marqueurs visibles du travail physique, mais elle n’en est pas moins pesante. Avec des journées rythmées par des réunions interminables, des e-mails incessants et des objectifs exigeants, les cadres jonglent avec des attentes multiples, souvent contradictoires, qui les laissent vidés.

Quand le reporting remplace l’action

« Réduire le travail à un simple reporting, c’est invisibiliser la réalité de l’effort et de l’engagement », déplore un autre témoignage. Loin des gestes tangibles du travail manuel, le cadre moderne se débat avec une montagne de données à produire, souvent déconnectée de l’impact réel de son activité. Ce sentiment d’inutilité exacerbe la fatigue mentale, car il prive de la satisfaction de voir un travail bien fait.

La surcharge mentale, un mal jugé

L’une des anecdotes les plus marquantes de l’article évoque la manière dont cette charge est perçue. Un manager raconte : « J’ai entendu un collègue dire : « Ils ne se plaignent pas, ils ne portent pas des sacs de ciment ! » » Une réflexion qui résume bien l’incompréhension entourant la charge cognitive. Pourtant, comme l’explique un expert cité dans l’article, la charge mentale est tout aussi épuisante, car elle mobilise en permanence les capacités d’analyse, de concentration et de décision, souvent sans pause ni déconnexion.

Des outils numériques amplificateurs de stress

Alors qu’ils étaient censés simplifier la vie des cadres, les outils numériques exacerbent la surcharge. « Ils ne travaillent plus seulement dans leur bureau, mais dans leur lit, à table et même en vacances », ironise un cadre, soulignant l’intrusion de la vie professionnelle dans les moments de repos. Cette omniprésence alimente un stress constant, rendant difficile, voire impossible, une véritable déconnexion.

Rétablir un équilibre entre mental et physique

Pour apaiser cette fatigue, l’article propose de rétablir un équilibre entre la charge mentale et la reconnaissance de l’effort. « Quand on voit le travail manuel, on voit les muscles, on comprend la sueur. Quand on voit le travail mental, on doit apprendre à en mesurer la portée autrement », précise un expert en gestion des ressources humaines. Cela passe par une meilleure répartition des tâches, des objectifs clairs et un temps dédié à la réflexion sans interruption.

Faire de la surcharge mentale un débat collectif

En conclusion, l’article appelle à une prise de conscience générale : « Tant que nous continuerons à minimiser la fatigue cognitive, nous perdrons des talents épuisés par des attentes démesurées. » Il propose également d’ouvrir des espaces de dialogue au sein des entreprises pour redéfinir les standards de performance et mieux soutenir les cadres dans leurs missions.

À lire absolument

Découvrez dans l’article complet comment ces témoignages remettent en question nos idées reçues sur la fatigue professionnelle. Plongez dans des récits poignants et des comparaisons saisissantes entre les poids de la charge mentale et les efforts physiques, pour enfin donner à cette problématique l’attention qu’elle mérite.

La surcharge mentale : Comment parler de la fatigue au travail ?

Par Laurent Tertrais – secrétaire national CFDT Cadres en charge des conditions de travail et rédacteur en chef de la revue Cadres.

Quid des jours fériés et des ponts pour 2025 ?

Jours Fériés en 2025

Voici la liste des jours fériés légaux pour l’année 2025 :

  • Mercredi 1er janvier : Jour de l’An
  • Lundi 21 avril : Lundi de Pâques
  • Jeudi 1er mai : Fête du Travail
  • Jeudi 8 mai : Victoire de 1945
  • Jeudi 29 mai : Ascension
  • Lundi 9 juin : Lundi de Pentecôte
  • Lundi 14 juillet : Fête Nationale
  • Vendredi 15 août : Assomption
  • Samedi 1er novembre : Toussaint
  • Mardi 11 novembre : Armistice
  • Jeudi 25 décembre : Noël

Jours de Pont Prévus en 2025

Les salariés peuvent bénéficier de certains jours de pont, selon leur rythme de travail :

Pour les salariés travaillant du lundi au vendredi :

  • Vendredi 30 mai (jour suivant l’Ascension)*
  • Lundi 18 août

Pour les salariés travaillant du mardi au samedi :

  • Samedi 19 avril (veille des congés de printemps)
  • Samedi 7 juin (samedi après Pentecôte)
  • Samedi 9 août
  • Samedi 16 août (après l’Assomption)*

*Ces jours sont fixés comme jours de repos à l’initiative de la Direction et ne seront pas déduits du compteur de jours d’annualisation.

Modalités et Conseils pour Planifier vos Congés

  • Les congés payés doivent être planifiés à l’avance : 3 mois avant la date souhaitée.
  • Les jours de congés restants à mi-année doivent être limités :
    • Au 30 juin : pas plus de 35 jours de congés ou RTT cumulés.
    • Au 15 septembre : pas plus de 15 jours restants.
  • Entre mai et octobre, chaque salarié doit bénéficier de 10 jours ouvrés consécutifs (au minimum deux semaines de congés).

Rappel pour le Report ou Placement des Congés

  • Les congés non pris avant le 31 décembre 2024 peuvent être reportés jusqu’à 5 jours maximum (ou 8 jours pour les congés posés début janvier 2025).
  • Il est possible de placer des congés non utilisés sur un Compte Épargne Temps (CET) selon les modalités disponibles sur l’intranet.

Pour toute question ou précision, contactez le service RH ou consultez l’intranet CE IDF.

La rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle : tout ce que vous devez savoir !


La rupture conventionnelle est une procédure permettant de mettre fin à un contrat de travail d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Ce document explique en détail les droits à indemnisation auxquels le salarié peut prétendre lors de cette rupture.

Nota bene : La rupture conventionnelle n’est pas une obligation. Cela doit être le fait d’un double volontariat : celui du ou de la salariée et celui de l’employeur. Vous ne pouvez pas l’imposer à votre employeur et ce dernier ne peut pas plus vous contraindre à accepter une rupture conventionnelle.


Indemnités de Rupture : règles générales


L’indemnité légale de licenciement ne peut être inférieur à :

  • 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les 10 premières années.
  • 1/3 de mois de salaire** par année d’ancienneté au-delà de 10 ans.

Si votre convention collective ou un accord d’entreprise prévoit une indemnité de licenciement plus avantageuse, c’est celle-ci qui s’applique.

Négocier pour obtenir de meilleur indemnité de départ

Comme vu précédemment, en cas d’accord mutuel sur une rupture conventionnelle, vos indemnités ne peuvent être inférieures soit au Code du travail, à la Convention collective ou à l’accord d’entreprise. Toutefois, vous pouvez négocier pour obtenir une indemnité plus favorable.

Attention dans ce cas à :

  • la carence pouvant affecter les indemnités de chômage ;
  • l’impact potentiel sur les impôts et cotisations sociales.


Indemnité Compensatrice de Congés Payés

L’employeur doit verser une indemnité pour les congés acquis non pris. Cette indemnité est en supplément des indemnités de licenciement.

Préavis

Contrairement à un licenciement classique, aucun préavis n’est nécessaire. La rupture est effective à la date convenue avec l’employeur. Vous avez la possibilité de négocier un préavis ou une dispense de travail durant la procédure.

Pour toute question sur l’indemnité ou la rupture conventionnelle, il est conseillé de se rapprocher de votre équipe CFDT.

Arrêt maladie et congés payés : la loi évolue ! On vous explique

JE SUIS EN ARRÊT MALADIE,

JE CUMULE DES CONGÉS PAYÉS JUSQU’À 2 JOURS PAR MOIS


Désormais, dès que vous êtes en arrêt maladie vous continuez à cumuler le droit aux congés payés. 

Le droit du salarié est de 2 jours de congés par mois durant sa maladie, soit 24 jours par an, toujours au prorata de son absence. Il s’agit du congé principal, de quatre semaines, garanti par le droit de l’Union européenne.

La 5eme semaine de congés payés a été exclue du calcul.


JE SUIS EN ARRÊT MALADIE POUR ACCIDENT DU TRAVAIL OU MALADIE PROFESSIONNELLE,

JE CUMULE LE MÊME NOMBRE DE JOURS


Dans cette situation, l’arrêt maladie pour un motif professionnel vous permet de continuer à cumuler tous vos congés payés comme si vous étiez en poste, 5eme semaine incluse.


QUAND PUIS-JE POSER MES JOURS DE CONGÉS

ACQUIS DURANT MON ARRÊT MALADIE ?


Le droit à congé au retour du salarié dans l’entreprise peut être pris :

  • soit immédiatement ce qui sera fréquent,
  • soit en les étalant en accord avec l’employeur dans certaines limites (15 mois).

Ces congés payés peuvent être reportés et pris dans les 15 mois dès votre reprise après quoi ils seront perdus. Bien évidemment, la pose de ces congés payés est soumise aux mêmes règles que les autres : l’employeur valide vos demandes en fonction des besoins du service.


VAIS-JE RÉCUPÉRER MES CONGÉS PAYÉS POUR CES PÉRIODES ?


Les salariés peuvent réclamer les congés payés accumulés en maladie pour des périodes depuis
le 1er décembre 2009, date de prise d’effet du Traité de Lisbonne.

SI VOUS N’ÊTES PLUS
EN ARRÊT MALADIE
les jours acquis durant vos arrêts devront vous être communiqués par l’employeur ainsi que les modalités de pose.

SI VOUS ÊTES TOUJOURS
EN ARRÊT MALADIE
vous devrez attendre votre reprise pour faire valoir vos droits pour ce ou ces arrêt(s). Pour les plus anciens, l’employeur devra vous communiquer le nombre de jours acquis.


L’OBLIGATION D’INFORMATION INCOMBE À L’EMPLOYEUR,

MAIS NOUS VOUS CONSEILLONS DE FAIRE VOTRE PROPRE HISTORIQUE

L’employeur doit informer le salarié :

Dans le mois
de la reprise

Sur le nombre de jours
dont il dispose

De la
date limite de report

La loi précise que cette information peut être réalisée par mention sur le bulletin de paye.

En théorie, les employeurs doivent faire figurer prochainement sur le bulletin de paye les jours de congés payés suite à arrêt(s) de travail depuis le 1er décembre 2009.



LE CONSEIL CFDT !



ÇA VA SE PASSER COMMENT ?


La Direction CEIDF nous a informé qu’elle était sur le sujet et que l’outil serait un outil Groupe.
La Direction CEIDF nous a également informé de sa démarche de provision de plus de 3 millions d’euros pour cette régularisation.

Nous restons attentifs à ce projet Groupe et ne manquerons pas de vous tenir informé des avancées de ce dossier.

Nouvelle négociation du télétravail réseau en septembre : la Direction sera-t-elle à la hauteur de ses promesses ?

LA QUESTION EST : LE GROUPE BPCE ET LA CEIDF SAURONT-ILS ÊTRE DANS LE COUP SOCIALEMENT !?

Le Télétravail fait désormais partie de l’organisation du travail*. 

Pour l’entreprise :

« Les expériences montrent que le recours au télétravail permet d’améliorer le management en entreprise, de diminuer l’absentéisme, d’augmenter la productivité des salariés de 22 % et de réduire les coûts liés
à l’immobilier. »

Pour le salarié

« Le télétravail, en plus de favoriser un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle, peut devenir un outil d’inclusion en gommant les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, mais aussi en favorisant l’insertion des travailleurs handicapés au sein des entreprises. »

* Étude Quel avenir pour le télétravail ? Pérenniser et sécuriser une pratique d’avenir — Institut Sapiens

LE TÉLÉTRAVAIL, UN LEVIER D’ATTRACTIVITÉ POUR EMBAUCHER ET FIDÉLISER LES PLUS JEUNES, MAIS PAS QUE…

La dernière étude “People at Work/Workforce View” d’ADP nous a récemment appris que 53 % (soit plus de la moitié) des 18-25 ans en France envisageraient de quitter leur entreprise si leur employeur leur imposait 100 % de présentiel. Tous âges confondus, ce sont 36 % des salariés qui seraient prêts à démissionner s’il était impossible de télétravailler.

Recrutement

Juliette Cerdan-Guyon, Directrice de l’Impact et des Ressources humaines de Human & Work, confirme que depuis 2020, le télétravail est “une question systématiquement soulevée” lors du recrutement. “On nous demande constamment quelles sont nos pratiques en la matière. Cela revient dans 100 % des process… et c’était nettement plus rare avant”.

Les collaborateurs, principalement ceux de la génération Z, expriment désormais un fort besoin de flexibilité sur les lieux où ils exercent leur travail, note Camille Fauran, Directrice Générale de Welcome to the Jungle.**

**Le télétravail, la clé pour attirer et retenir les jeunes talents ? — Parlons RH Média

Les moins de 25 ans sont toutefois davantage intéressés par le “travail hybride” (avec deux jours à distance minimum) que par le télétravail à 100 %.

LE TRAVAIL HYBRIDE, UN BON MOYEN DE CONCILIER VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PRIVÉE

Avant le Covid, les études démontraient que c’est le travail hybride, c’est-à-dire entre 1 à 2 jours de télétravail maximum qui boostait la productivité des salariés.

Note : le graphique représente la productivité moyenne de la main‑d’œuvre en fonction du nombre de jours de télétravail.
Source et échantillon : enquête sur le télétravail, OECD‑GFP. L’échantillon (de dirigeants) comporte 557 observations.

Certaines entreprises durant le Covid se sont fourvoyées ; attirées par l’odeur “des économies sur l’immobilier”, elles ont réduit drastiquement les surfaces avec le système du Flex-office (moins de postes de travail que de salariés) avec 3 voire 4 jours de télétravail par semaine. 

Au lieu de s’appuyer sur l’expérience déjà acquise, elles ont découvert que trop de télétravail nuit à la productivité. Et voilà rétropédalage !

Au regard de notre manque d’attractivité et du besoin de productivité sans “presser” les salarié·e·s CEIDF comme des “citrons”, votre équipe CFDT CEIDF milite pour le télétravail pour toutes et tous en prenant en compte les retours d’expérience longuement acquises.

Par exemple, pour le réseau comme pour les fonctions supports, les salarié·e·s du Groupe BPCE pratiquent déjà le télétravail Siège et Réseau !  

Les questions de sécurité sont des prétextes pour ne pas mettre tous les salarié·e·s de la CEIDF sur le même pied d’égalité.

Relations toxiques au travail : libérer la parole pour sécuriser les salariés

La direction du CIC Nord Ouest n’hésite pas à investiguer avec le concours des organisations syndicales en cas d’alerte mettant en cause les salariés qui s’autorisent des propos et comportements sexistes, humiliants et inappropriés. Résultat : le nombre d’enquêtes augmente et la parole se libère.

On ne va pas se mentir, l’arrivée d’une nouvelle direction générale et d’un nouveau DRH a fait bouger les lignes, ainsi que les initiatives de groupe telles que le déploiement de l’outil Signal et la journée de mobilisation », explique Élise Harel, élue CFDT au CSE et référente harcèlement moral au CIC Nord Ouest, dont le siège se trouve à Lille. Depuis 2011, le groupe bancaire s’est doté d’une charte de lutte contre les comportements toxiques qui structure les actions de terrain. Ainsi, lorsqu’il y a une situation avérée de souffrance au travail, constatée par les représentants du personnel ou directement remontée auprès de la DRH, les organisations syndicales sont obligatoirement associées à l’enquête décidée avec l’aval du CSE.

« Certaines personnes se sont tues pendant des années mais, avec les enquêtes, les salariés prennent de l’assurance et se confient davantage », constate Élise. Pour celles et ceux qui n’osent pas parler, un outil de signalement est aussi à disposition sur l’intranet. De manière anonyme, la personne peut cliquer et s’exprimer. « Nous remarquons qu’il est très peu utilisé dans notre réseau. De toute façon, en cas de délation gratuite, l’enquête le détectera », poursuit la militante. Les entretiens se font sur la base d’un questionnaire type. Tous les salariés, victimes, témoins et personnes mises en cause, sont entendus. Ils ont aussi la possibilité de compléter les comptes rendus de l’entretien a posteriori lorsque relater des situations à l’oral les met trop mal à l’aise. Et pour protéger les salariés pendant la durée de l’enquête, la personne mise en cause reste chez elle. « Car il est impossible de demander aux gens de parler si le collègue qui les maltraite se trouve dans le bureau d’à côté ! » Une disposition radicale mais qui fait toujours suite à des dénonciations graves.

« Malgré #MeToo, malgré les différentes sensibilisations et communications internes sur le sujet, les propos et comportements sexistes ou s’apparentant à du harcèlement moral continuent de perturber dangereusement la vie de certains services. Chaque enquête est dure et compliquée mais il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières. Pour moi, c’est plutôt le signe que les organisations syndicales et la direction prennent enfin leurs responsabilités. Il faut se méfier des entreprises où il ne se passe rien, où la poussière est mise sous le tapis. »